4 novembre :

Pendant que nous appliquons la dernière couche d’antifouling sur Metani ici à Las Tacas au Chili, maman et Erwin sont dans l’avion qui les emmène de Madrid à Santiago!

chantier de las Tacas

5 novembre :

Nos Vamos!!!

Après un mois de chantier à terre, à bosser comme des malades 7 jours sur 7 à la marina de Las Tacas, Metani a une nouvelle peinture antidérapante sur tout son pont, un nouveau guindeau, un safran avec de nouvelles bagues, un panneau solaire supplémentaire un nouvel antifouling, une table à manger sans rebords où il est agréable maintenant de poser ses coudes !

Aujourd’hui c’est la remise à l’eau. Metani retrouve son élément : L’océan !!

Après un balancement terrifiant dans le travel-lift (la grue mobile) mais maîtrisé in extremis pour ne pas s’écraser contre les murs de la marina, nous voici hors du port de Las Tacas, OUF!.

On a eu chaud! Franchement je me demande comment il font pour remettre les autres plus gros bateaux à l’eau?

Ça fait drôle de ressentir les mouvements du bateau et reprendre ses marques sur l’eau. Il y a de la grosse houle mais les vagues sont bien espacées. N’empêche, je suis bien contente de poser le pied à terre, après ces deux petites heures de navigation pour rejoindre la baie de la Herradura car malgré moi j’ai l’estomac un petit peu barbouillé !

Juste le temps d’amarrer le bateau à la bouée que Maman et Erwin débarquent sur le ponton.

Ça y est : la fine équipe est enfin réunie sur Metani, notre voyage en famille peut commencer !!

Ce soir nous fêtons l’anniversaire de Robin chez Mario à la Herradura avec nos amis Cristobal et Claudia. Ce sympathique restaurant situé face a la mer, propose des mets de poisson et de fruits de mer très frais et délicieux. Maman et Erwin gouttent avec appétit pour la première fois aux Locos, qui sont un type de mollusque chilien, aussi connu sous le nom d’ormeau chilien, et sont considérés comme un fruit de mer. Ils sont prisés pour leur chair ferme et leur goût délicat. On dirait que le restaurant a ouvert seulement pour nous. Les serveurs sont aux petits soins pour nous et la pleine lune nous éclaire Metani qui nous attend sagement à la bouée.

6 novembre :

Avant de laisser Metani seul pendant quelques mois à la bouée de la marina de La Herradura, nous procédons au collage de son nom. Un travail minutieux mais au final qui claque superbement !! Créé et réalisé par mon beau frère Vincent Bovey ces stickers sont arrivés dans les bagages de maman intacts et grâce à lui Metani a enfin un beau nom collé sur sa jupe fraîchement repeinte.

7 novembre :

Il est temps de quitter Metani et de nous installer pour une nuit dans le superbe appartement de nos amis Claudia et Cristobal. Situé au 15ème étage, la vue sur toute la baie de la Herradura est splendide !

Fermer un bateau ça prend un peu plus de temps que prévu! Car il faut s’assurer de plein de petites choses comme :

✅le moteur inboard et outboard dessalés

✅les vannes fermées

✅les voiles pliées et rentrées

✅le gaz fermé

✅les hublots verrouillés

✅le frigo et la glacière vidés

✅le réservoir de diesel rempli à ras bord

✅le réservoir d’eau bien vidé et sec

✅le dinghy sur le pont dégonflé et bâché

✅les drisses et les écoutes retirées ou bien attachées

✅mettre à l’abri du soleil tout ce que tu peux.. (surtout ici au Chili où les rayons UV sont extrêmement forts!)

✅ne pas laisser de fruits dans le hamac..

Bref espérer surtout que la bouée tienne le coup pendant notre absence ! Un dernier clin d’œil sur Metani du haut du 15 ème étage de l’appart et demain nous partons à la découverte des Andes !!

8 novembre :

Après une bonne nuit et un super petit déjeuner chez nos amis chiliens Claudia et Cristobal, nous sortons de leur édifice par la porte de derrière située face à la mer pour rejoindre à pied le terminal des bus de Coquimbo. Une heure de marche pour bien se dégourdir les jambes avant les 6h de bus qui nous attendent. Sur notre chemin nous longeons un long mur où nous contemplons des jolies peintures qui racontent l’histoire de Guayacan. On réalise que nous sommes de vrais touristes avec nos sacs à dos et tous nos papiers dedans, quand les regards des quelques habitants mal sapés commencent à nous dévisager. On se dit que ce n’est peut-être pas le meilleur quartier à traverser à pied. Alors on s’arrête dans une petite épicerie et on appelle un Uber pour la dernière moitié du chemin. Ça serait trop con de se faire braquer le premier jour de notre voyage quand même ! Sains et saufs !! Nous sommes déposés 7 minutes plus tard au terminal des bus et attendons patiemment notre Turbus pour rejoindre Vàlparaiso. On se dit que peut-être nous nous sommes fait un film ? Mais n’empêche pas facile de se défendre ni de courir avec 12 kg, voire plus, sur le dos. Dorénavant on fera les vrais touristes sans notre gros sac à dos mais juste avec un téléphone bien planqué dans la poche !

Après 6 h de bus nous arrivons bien reposés au terminal des bus de Vàlparaiso. Le chauffeur nous le répète : ne pas montrer ses valuables à la sortie du bus car ça craint. Super !

A peine arrivés, nous sommes donc sur nos gardes. Ce n’est pas très réjouissant et on commence même à se prendre la tête avec Robin qui ne veut pas sortir de la gare avant même que notre Uber arrive devant le perron. Je sens que la visite de cette ville ne va pas être relaxante. Le but est de se rendre à l’hôtel le plus vite possible avec le moyen le plus sûr possible et de ressortir les poches vides pour une visite sans soucis ! Mission donc accomplie quelques minutes plus tard. On part découvrir le Cerro Alegre à pied en se faufilant dans ses petites ruelles étroites colorées du parterre au plafond où même le ciel nous peint sa toile de nuages ! Bienvenue dans la ville aux milles peintures. Ici ça respire le tourisme, les jolis bars et les restaurants bien garnis nous rassurent un peu sur la sécurité du coin. Ouf ! pas de gars louches dans les environs de notre hôtel. On peut donc se décontracter un peu et admirer la vue du coucher de soleil sur l’océan pacifique sans tenir son sac à deux mains !

9 novembre :

On se fait un petit café dans notre loft en attendant que sonne 9:00 l’heure de notre petit déjeuner servi sur la terrasse de notre hôtel La Galería. Dehors Il fait beau mais frais. D’ailleurs cette nuit a été froide, on demande des couvertures en plus. Nous sommes au printemps avec un petit vent qui souffle quasi tout le temps, le thermomètre dépasse difficilement les 15 degrés à l’ombre, ça caille dans les ruelles ! Nous sommes en avance de deux heures pour commencer notre free tour, alors nous en profitons pour sauter dans un bus et aller visiter le marché Cardonal. Ici on devrait offrir une médaille d’or au marchand qui fera la plus belle pyramide avec ses légumes ! Chaque légume est ripoliné et bien placé sur les étalages. On se demande même s’ils ne les trient pas par couleur ?? En fait les chiliens sont pires que les suisses !!

12:00 il est temps de rejoindre la Place Sotomayor où notre Free Tour de Vàlparaiso commence. Nous faisons la connaissance de Sébastien notre guide pour l’après-midi. Il est ravi de nous rencontrer car il a vécu en Suisse à Fribourg pendant son enfance. Il nous donne l’adresse du restaurant de sa maman qui elle est restée habiter en basse ville de Fribourg et fait les meilleurs empanadas de Suisse ! Dans notre groupe il y a trois québécois et un français. L’ambiance est au top !! Seb nous raconte plein de choses intéressantes dans un français irréprochable tout en déambulant dans les rues des cerros Conception et Alegre. Ici chaque mur est recouvert de graffitis, de tags ou de fresques, un street art gigantesque !! Il nous explique la signification de beaucoup de peintures murales qui, pour la plupart revendiquent l’histoire du pays. A chaque mirador, nous admirons la vue sur la baie de Vàlparaiso et sur ses collines composées de milliers de maisons toutes de différentes couleurs. Nous empruntons les fameux ascenseurs de la ville en nous demandant à chaque fois si les freins sont bien révisés ?! Pour terminer notre tour, il nous propose une dernière visite du Mercado puerto en bas des colines proches de la place Echaurren. Nous sommes dimanche, le quartier est désert et assistons dans la rue Cochrane à une scène très louche entre picpocket.. les gars font peur est se mettent à nos trousses. Seb nous fait faire un demi tour rapide pour se réfugier dans un restaurant heureusement très fréquenté pour nous mettre à l’abri et nous expliquer la situation et terminer le tour avec un petit remontant : un pisco sour! On se questionne quand même si ce n’était pas prémédité ? Plus de peur que de mal, nous ressortons du resto libre de voleurs et partons manger chez les pêcheurs de Portales en Métro !! Pro al Mar, Un restaurant que je recommande vivement où le service est passionnant et nous fait vite oublier notre petite mésaventure. N’empêche nous restons sur notre qui-vive en retournant à pieds à l’hôtel en empruntant le malecon pour une longue promenade digestive.

10 novembre :

Réveil en fanfare d’aboiements ce matin. Malgré ça tout le monde a mieux dormi bien au chaud sous une épaisseur de couette en plus. J’apprend malheureusement que la Sebastiana est fermée le lundi! Mince alors !! On ne visitera pas la maison de Pablo Nerruda cette fois-ci. On se met quand même en route pour rejoindre à pied l’ascenseur esperitu santo pour accéder au Cerro Bellavista où se trouve un musée à ciel ouvert. Les rues de la basse ville grouillent de monde. Ça discute entre passants, ça étale son brol à même le trottoir sur une couverture pour ne pas salir la marchandise, les légumes sont déchargés et arrangés sur les étalages, les bus se suivent à la queue-leuleu.. y a de la vie et du traffic dans la basse ville! Contrairement aux ruelles du Cerro Bellavista où tout est silencieux. On cherche les oeuvres avec l’aide du téléphone qui a une panne de réseau .. on suit donc notre flair. Il y a finalement pas grand chose d’exposé sur les murs. Les Cerro voisins ont pris le dessus ! En fait le museo à Cielo abierto était le premier endroit de Vàlparaiso où les peintures dans les rues ont vu le jour .. c’était en 1991. Depuis tout le monde peut dessiner où ça lui chante avec l’accord du propriétaire bien sûr ! Après une bonne et énorme salade engloutie face a la belle vue qu’offre la terrasse du restaurant le Fauna, on retourne à l’hôtel pour faire une petite sieste! Ça fatigue de marcher dans la ville, le monde et tout ça! Vers 17:30 on se remet en route pour aller encore manger ! Oui oui.. dormir, visiter, manger, photographier sont et seront nos activités principales pour ce séjour dans les Andes! Alors quel restaurant choisir pour notre dernier soir à Valpo ? Il Paparazzo semble bien quoté et il est à côté de notre hôtel. Alors on y va. En route on photographie encore et encore des peintures que nous n’avions pas vues ou loupé.. il y en a tellement ! C’est dingue! Ce qui est agréable à cette heure de la journée c’est qu’il n’y a plus de touriste ni de marchands de babioles dans les ruelles .. le Cerro est à nous en mode privatif! C’est calme ! On entend même les vrais oiseaux chanter! Au resto on commence par une partie de carte à l’apéro. Comme Erwin n’aime pas jouer aux cartes on l’initie avec un jeu facile et drôle que nous appelons « la stratégie ». Et ça marche tout le monde se marre et passe un bon moment avant l’arrivée des plats ! Au menu machas gratinés au fromage (avec un peu trop de fromage), ceviche de poisson ??vitriol ?? délicieux, filet de saumon avec ses linguine pesto, risotto de crevette et raviolis au crabe .. c’est bon mais les pâtes sont pas bien cuites .. heureusement la dégustation du dessert dépasse toutes nos attentes au point qu’on hésite à commander un deuxième moelleux au chocolat!!

11 novembre :

Notre arrivée à Lima après 4h de vol est plutôt agréable. La température est un chouïa plus élevée qu’à Santiago. On peut laisser tomber le bonnet ! On saute dans un Uber après avoir installé pour la première fois une eSIM dans mon iphone12.. eh oui heureusement que j’ai un téléphone récent car l’iPhone 8+ de Robin n’accepte pas les eSIM.. déjà obsolète !! alors qu’il n’a même pas 6 ans de vie ! Nos deux heures de décalage horaire avec le Chili nous permettent d’apprécier en route le beau coucher de soleil qui disparaît dans l’océan tout en se cramponnant à notre siège au cas où il y aurait un carambolage. Nous sommes à l’heure de pointe. Ça roule à fond, en zigzag, à fleur de carrosserie, ça klaxonne, ça se faufile, c’est la loi du plus fort qui gagne. Rien à voir avec le Chili. Notre chauffeur heureusement maîtrise parfaitement la course sans faire d’à coups, mais n’empêche, on a chaud à l’arrière, nos fesses commencent à coller au similicuir de la banquette quand enfin on est bien arrivé devant notre hôtel le Viajero kokopelli à Baranco. Au check-in on ne traîne pas, le temps de déposer nos sacs dans notre super belle chambre, de prendre une douche obligatoire pour Robin et de changer de t-shirt que nous nous remettons vite en marche pour rejoindre à 20:00 le restaurant la Rosa Nautica situé sur une jetée 1 h plus loin. On arrive en nage et non pas à la nage mais tout comme! Le temps de s’aérer les aisselles et de se rabibocher pour être présentable que nous sommes autorisés à aller nous asseoir à notre table super chic. On s’offre un gastro ce soir sur l’eau! Lima est réputée pour ses excellents restaurants gastronomiques alors nous en profitons ! Tiradito de aji amarillo, carpaccio de poisson cru, roulade de poisson fumé, calamar frit, curry de crevettes .. arrosé d’un merveilleux chardonnay argentin et comblé par deux délicieux desserts, nos papilles gustatives sont en émoi!

12 novembre :

Réveil à 6h .. comment c’est possible? Ah oui le décalage horaire se fait sentir .. on a deux heures de moins! Tout s’explique. On part prendre un bon petit déjeuner à la bodega verde un joli endroit entouré de verdure avant d’aller faire nos vœux sur le pont des soupirs situé juste à côté. Puis après avoir laissés nos sacs en consigne à l’hôtel, on refait notre promenade nocturne mais de jour cette fois ci. On marche le long de cet immense « malecon » qui borde les falaises de Lima. On admire la vue encore un peu embrumée mais qui se dégage de mieux en mieux. Les parapentes tentent un décollage ou simplement des gonflages pour attirer les futurs passagers. Dommage que nous n’avons pas nos parapentes avec nous car un petit vol au dessus de la mer et de la ville de Lima aurait été impressionnant ! On retourne dans le quartier de Baranco pour savourer un bon petit repas dans le resto Isolina avant de repartir à 16:30 en Uber en direction de l’aéroport.

Quelques heures plus tard …: C’est marrant, j’ai pas mal quand je décompresse mes oreilles.. ? Ah ben ca s’explique par la différence d’altitude du vol qui n’est pas très grande quand on arrive à Cusco perché à 3400m .. !! Même pas peur!

Ça grimpe fort ! Même notre taxi doit s’y reprendre à deux reprises pour atteindre le sommet de notre ruelle où nous débarquons devant notre hôtel dans la nuit noire et les oreilles bouchées. On a pris 400 mètre d’altitude ! Nous allons dormir à 3800m ces deux prochaines nuits. Elga et Romulo nous accueillent chaleureusement même à cette heure tardive. Il est 21:30 tout le monde dort dans la Casa Kosko. Nous sirotons notre infusion de Muña tout en faisant connaissance avec nos hôtes très charmants. Romulo parle beaucoup. C’est un passionné de voyage, de gens, d’histoire. Il nous informe un peu désolé que nous logeons tous dans la même chambre cette nuit à cause de lorage du jour..? Pas vraiment compris la raison. Mais c’est pas grave. Nous prenons nos quartiers dans cette grande chambre à 4 lits située au rez de chaussée et avons la surprise de trouver une bouillotte bien chaude sous les draps! Une aubaine car ça caille ce soir. Tout le monde sort son pyjama du sac!

13 novembre :

Réveils à 4h puis 5h puis 6h .. finalement on sort du lit à 7:00 pour aller prendre notre petit déjeuner. On aurait dû demander à nos hôtes une chambre à l’étage plutôt qu’au rez de chaussée ! Ici les maisons sont construites avec des matériaux si légers et sans isolation que tout s’entend. Même le pet du voisin de la chambre d’à côté ! Cette nuit tous nos voisins ont décidé de se lever au milieu de la nuit pour quitter les lieux en pensant être seuls au monde.. Bref on se couchera plus tôt ce soir.. en attendant on avale notre petit dèj garni d’œufs à la poêle avec’avocat, des petits pains tout plats, de la confiture et de cenovis ! Oui oui Erwin a apporté de Suisse deux tubes de cenovis que nous dégustons chaque matin. Le cenovis c’est une pâte à base de levure et bouillon de légumes à tartiner ! Pas tout le monde aime. Nous on adore! Le mal des montagnes a surpris maman au réveil qui s’en est remise après un petit passage aux toilettes, 5 granules de nux vomica et un anti inflammatoire! Erwin se sent super bien, Robin après avoir peté toute la nuit son foie de veau et ses beans mangés la veille à Lima a l’estomac en vrac et un léger mal de tête. Moi j’ai l’impression de ne pas avoir dormi mais je me sens bien! A 3800m, on avance lentement, on ne s’excite pas, on respire tranquillement et tout ira bien. Nous quittons notre casa à 9:30 avec la compagnie de Romulo qui souhaite nous faire visiter les alentours de sa maison. Nous marchons sur une immense prairie où des bloc de rochers se dressent de part et d’autres de la colline. C’est beau! C’est sauvage. Il n’y a personne, juste des chevaux qui broutent. Il nous explique la signification du temple de la lune que nous devinons à peine. Il y a trois chambres à l’intérieur du temple: la première dédiée à la maternité, la deuxième c’est la renaissance et la troisième la seule grotte où nous avons accès représente le cosmique gardée par un serpent. Romulo nous montre comment remercier la terre mère et l’univers en soufflant sur nos trois feuilles de coca maintenues en éventails avant de les disperser ou de les enfoncer dans les fentes du caillou. Après cette promenade très spirituelle, nous continuons sans Romulo notre visite sur un des chemins incas bien conservé en direction de la ville de Cusco. J’ai du mal à reconnaître la ville de Cusco. Je trouve qu’en 10ans elle s’est agrandie! Il y a des maisons partout.. il y en a même jusqu’au sommet des montagnes! Le centre historique est resté intact enfin presque. J’ai l’impression que chaque maison ou plutôt chaque porte propose un bazar, un salon de massage, un restaurant, une galerie d’art ou un hôtel .. et ça grouille de touristes ! Notre descente de 400m de la casa au centre ville nous fait du bien! Maman a retrouvé l’appétit! Nous prenons un petit jus sur une des terrasses de la Plaza de Armas où nous regardons les gens passer et les nuages se dissiper. On se remet en route tout tranquillement à la recherche d’un magasin qui vend une huile essentielle native des Andes : la Muña qui guérit la digestion et le mal d’altitude. On fait un peu de shopping .. difficile de différencier le 100% alpaga du faux.. (je pense qu’on s’est fait avoir) On joue aux cartes dans un joli café et dînons dans un très bon restaurant le Moray avant de remonter au sommet de notre Coline en Uber !

14 novembre :

Nous avons déménagé dans une chambre à trois lits située à l’étage de la casa Kosko pour espérer avoir un peu plus de calme et pouvoir dormir une nuit sans interruption… Ça l’a fait ! mais le réveil à 5:00 est tout de même brutal. Cependant, on ne peut en vouloir à personne car c’est dame nature qui nous envoie ses rayons de soleil à travers le toit qui n’a pas de rideaux !!! C’est trop tôt pour le petit déjeuner alors on reste au lit .. je tente la douche mais elle est glacée ! J’essaie toutes les 15min .. toujours pas d’eau chaude. Et finalement à 7:30 ça fume!! Hourra !! Le but aujourd’hui est de rejoindre Ollantaytambo par la route en passant par des sites incas comme Chinchero, Maras, Moray et les Salinas. Romulo nous propose de nous y emmener avec sa voiture et de nous raconter en chemin leur signification.. nous raconter l’histoire du site pour une centaine de sol ! Il conduit comme il s’exprime.. c’est à dire à coup de volant et d’accélérateur. On se concentre à regarder bien la route pour ne pas être malade! 30 km plus au nord de Cusco, nous nous arrêtons à Chinchero, un village entouré de champs où l’on cultive principalement la pomme de terre ! Et devinez son altitude ?? 3760m où plus de 2000 variétés de patates poussent pendant que nous respirons péniblement ! Incroyable !! Nous n’avons pas perdu un mètre d’altitude depuis notre précédente escale alors on grimpe à la citadelle de Chinchero tout doucement ! Ici les vestiges incas nous dévoilent des immenses terrasses dédiées à la culture de la pomme de terre et flanquées, comme à l’accoutumée, de murs traditionnels constitué de gros blocs de pierres arrondies ajustées à la perfection. La vue est magnifique! Et les nuages aussi!

Après une heure de visite des ruines incas de Chinchero nous reprenons la route en direction de Maras..

Arrivés au carrefour de Maras, Romulo nous demande de choisir entre visiter Moray ou les Salinas.. Je choisi les Salinas pour leur côté unique au monde et qui m’avait beaucoup plue lors de mon précédent voyage. Les salines de Maras sont un site défiant quelque peu les lois de la nature, puisqu’elles sont accrochées à flanc de montagne, sur les hauteurs de la Vallée Sacrée des Incas, près de Cusco. Elles sont perchées à 3 300 mètres d’altitude. Les 3600 bassins qui font de ce site un lieu d’exception ne dépassent pas la taille de 20 m² pour les plus grands d’entre eux. De plus, la production de sel avoisine les 150 à 200 tonnes par an. A l’époque, autour des II et IIIème millénaire avant J.C., les bassins ont connu leurs heures de gloire, exploités par les incas, ou plutôt leurs descendants, les Indiens de la Vallée qui approvisionnaient en sel la région de Cusco mais aussi le Pérou tout entier. Il existe deux explications possibles à cette source de sel nichée en plein cœur des Andes. Selon la première justification géologique, il s’agirait de couches de sel naturellement présentes dans la roche qui sont atteintes par l’eau des nappes souterraines s’installant dans des fentes à la surface et créant ainsi de l’eau salée. Selon la seconde explication, il se peut qu’un amas d’eau soit présent en sous sol et entouré de roche ayant connu une brisure et donc ayant laissé passer de l’eau qui, une fois à la surface, constitue une source d’eau salée. Romulo nous recommande de nous hydrater beaucoup, notamment car la chaleur produite par les bassins salins est plus forte qu’ailleurs. Après avoir payé 20 soles par personnes (le double d’il y a dix ans) pour entrer dans le site, nous attaquons la descente pour rejoindre les salines sur une piste en terre à une voie et demi. Ça croise difficilement avec les mini bus qui remontent remplis de touristes. On profite d’un endroit plus large pour laisser passer le traffic et de photographier les salines depuis ce mirador où on se rend compte de la grandeur et de la profondeur de ce site exceptionnel à ce moment là ! Malheureusement nous ne pourrons pas arpenter les mini rigoles d’eau pour voir les salines de tout près car il y a maintenant trop de visites. Cependant le dernier balcon proche des bassins nous permet de voir assez près les tas de sel de différentes couleurs.

Terminus! Tout le monde descend !! Romulo nous accompagne jusqu’à notre Hostel Killari situé dans une ruelle piétonne charmante, pavée du sol jusqu’à la mi hauteur des murs des maisons, proche de la Plaza de Armas. Je lis qu’Ollantaytambo a été déclarée en 1995 « Capital mundial de la Indianidad » en raison de la présence de l’imposante forteresse inca qui surveillait le chemin du Machupicchu. Elle domine le confluent venteux de trois vallées au dessus du Rio Urubamba. Ollantaytambo est un exemple remarquable de l’empire pré-inca. Toutes les ruelles sont rectilignes, étroites et pittoresques. Elles forment aujourd’hui quinze îlots de maisons aux toits de tuiles rouges au nord de la place principale, constituant un véritable patrimoine historique. Certaines maisons de style colonial sont construites sur de magnifiques murs incas polis. Les teintes de la pierre sont vibrantes, un rose profond évoquant des fleurs pétrifiées. Après notre délicieux repas chez Chullpi, nous nous dépêchons de grimper les centaines de marches de la forteresse avant que le site ferme ses portes pour la journée. Tout en haut, on a le souffle coupé tant par la beauté du paysage que par l’excercice ! On oublie vite que nous sommes toujours en altitude.. la plupart des touristes sont partis nous sommes presque seuls à profiter de ce lieu superbe et riche en énergies!!

15 novembre :

En route pour le fameux Machupicch u: ce matin direction la gare d’Ollantaytambo où nous embarquons à bord du Perurail expédition 204..

Nous arrivons à Aguas Calientes après 2h de train un peu secoués .. par le trajet un peu branlant et la mochetée d’ Aguas Calientes. Enfin c’est devenu moche! Avec la montée en masse du tourisme, Ils ont construit des immeubles n’importe comment de chaque côté de la rivière sans architecture, sans penser au décor, sans penser à la nature .. bref tout l’inverse des incas .. chaque immeuble est un hôtel ou une habitation pour les travailleurs. On se croirait en station de ski. Mais cette une escale incontournable pour aller voir une des 7 merveilles du monde nichée au sommet de la montagne un peu plus loin. Nous avons trois heures pour nous rendre à l’entrée du Machupicchu.. deux choix s’offrent à nous : monter à pieds ou en bus? On opte tous (même Erwin) pour la marche car on doit la mériter cette merveille ! C’est parti pour 1:40 de montée d’escaliers (400m de dénivelé) sous une chaleur étouffante et humide. C’est dingue comme le climat change vite au Pérou en juste un écart de 1000m d’altitude. Nous marchons dans la jungle à 2040m !! Tous arrivés au sommet en nage et en avance nous devons attendre le coup de 15:00 tapante pour entrer dans le site.. on se sèche les aisselles en attendant impatients. Ce que je ne leur avait pas dit c’est qu’il faut encore marcher et monter des escaliers pour accéder à la vue du Machupicchu.. mais là même pas mal aux jambes, même pas chaud car la vue est juste époustouflante.. les rayons du soleil qui percent les nuages pour éclairer la cité inca du Machupicchu nous dévoile un spectacle de grandeur nature sublime! Malheureusement plus possible de se promener comme on veut dans la citadelle. il y a maintenant 3 circuits voire même 4 que nous devons choisir. Nous suivons donc le circuit 2 qui s’avère être un bon itinéraire pour voir la majeure partie du site sous de jolis angles! Après 1 h 30 de parcours nous voici de retour à l’entrée du site et impossible de refaire vite un petit tour. Il y a des gardes partout ! Maman et Erwin optent pour une descente en bus pendant que Robin et moi redescendons au pas de course en essayant d’aller plus vite que les bus.. challenge très drôle qui me laissera quelques séquelles les jours d’après.. On arrive même à notre hôtel la Rosa Nautica avant les parents!!!

16 novembre :

Notre train pour retourner à Ollantaytambo part à 13:30.. alors on profite de la matinée pour aller se relaxer dans les sources chaudes d’aguas calientes et de photographier la flore et la faune sur notre chemin.

Nous repassons la nuit à Ollan dans un autre petit hôtel bon marché.

17 novembre :

Sur la plaza de armas de Ollantaytambo, nous embarquons dans la voiture avec Roberto, notre chauffeur du jour, pour aller visiter Moray avant d’être déposés à Pisac. Roberto est discret et conduit super bien contrairement à Romulo. Nous empruntons un pont où la voiture passe tout juste entre les gabarits suivi d’une piste en terre rouge qui monte au dessus de la vallée sacrée. Même si le ciel est couvert la vue est splendide! Pour la petite histoire : Le site de Moray se présente comme un « amphithéâtre » principal et de deux secondaires, plus petits à proximité. Ils sont constitués de plusieurs terrasses disposées en cercles concentriques le long des courbes de niveau. Il s’agirait d’un centre d’études et de recherche agricole empirique inca où étaient pratiquées des expériences de culture agricole. La position des terrasses crée toute une série de microclimats : la température est plus élevée au centre mais diminue ensuite en fonction de la distance de chaque terrasse. Cela permet de simuler une vingtaine de microclimats différents. On pense que Moray a notamment servi à prévoir les rendements agricoles, non seulement dans la Vallée sacrée mais aussi dans d’autres parties de l’Empire inca. Il semble aussi qu’à Moray les Incas tentaient d’acclimater des plantes exotiques aux conditions locales. Nous ne verrons pas les terrasses vertes fluo comme dans les magazines.. car nous sommes en novembre avant la saison des pluies. C’est sec et les couleurs un peu ternes mais c’est quand même impressionnant et très beau! Sur la route nous nous arrêtons dans un restaurant typique à Lamay juste avant Pisac pour goûter au cochon d’Inde. Un met ancestral qui se révèle être un petit délice!

18 novembre :

Je crois bien que notre hôtel à Pisac gagne la palme d’or du plus bruyant emplacement que nous n’ayons jamais eu! On a bien merdé là. Dommage car c’était le plus grande chambre jamais espérée! Un loft de 75m carrés lumineux pour nous 4 avec salle de bain et cuisine et trois lits et avec une jolie vue sur le jardin et la montagne. On a pas eu de bol de tomber un lundi grand jour de fête pour l’anniversaire du collège de Pisac. C’est non seulement la fanfare sur la plaza de Armas mais aussi sur la route et le carrefour qui jouxte notre hôtel. Les klaxons ne s’arrêtent jamais .. bref on a pas fermé beaucoup les yeux cette nuit. Heureusement le petit déjeuner est royal. Servi en mode buffet, nous nous régalons de fruits exotiques frais, d’œux brouillés avec bacon et saucisse de vienne, avocat, viennoiseries, pain au levain (celui la acheté la veille) bref on se fait exploser le ventre ! Après une petite heure de digestion nous sommes parés pour commencer la visite des ruines pré-incas du site de Pisac. L’idée est de monter en voiture au sommet de la montagne où se trouve les plus hautes terrasses et de redescendre à pied.

19 novembre :

La nuit a été plus calme que la précédente, on se sent un peu plus reposé ce matin. On prend notre petit déjeuner préparé par nos soins dans notre loft avec des œufs, du pain, un avocat, et un jus de fruit frais acheté au petit Mercado de Pisac. Le but de la journée : rejoindre Raqchi petit village situé à 130km au sud de Pisac. Il n’y a malheureusement pas de collectivo ou bus qui partent de Pisac. Tous nous indiquent qu’il faut d’abord aller à Cusco puis ensuite prendre un autre bus pour Raqchi.. alors on essaye l’app Uber. Ça a l’air de fonctionner. Cependant au moment de monter dans la voiture il nous demande si on fait bien l’aller et retour?! Alors une petite négociation commence pour seulement l’aller .. au lieu de 140sol ça nous coûtera 200sol. Ce qui reste représente 50chf pour 2h de route à fond les balais !! Tout à fait raisonnable ! Nous sommes déposés à 11:30 sains et saufs au bord de la route devant la petite bourgade de Raqchi. Une dame péruvienne nous souhaite la bienvenue et nous indique le petit sentier à prendre pour rejoindre notre auberge pendant que notre chauffeur Alex embarque deux péruviens pour retourner en direction de Pisac. Ici presque toutes les maisons sont fabriquées en briques d’adobes (brique de terre crue, d’argile, et de boue mélangée à de la paille, des cheveux, des poils, de la laine et parfois de l’oeuf et du sel). Elles ont toutes un champ de maïs à la place du jardin. Le paysage a changé aussi la vallée est beaucoup plus ouverte et les montagnes plus arrondies. Mais nous sommes toujours en haute altitude à 3500m! Rosa nous accueille avec son fiston âgé de 2 ans à la casa de Chola et nous prépare un déjeuner délicieux. Cependant, l’estomac encore plein de ce matin nous mangeons seulement la soupe en entrée et partageons le deuxième plat de viande à quatre! La communauté paysanne de Raqchi a été l’une des premières au Pérou à mettre en œuvre le concept de tourisme rural communautaire et est internationalement reconnue pour son art céramique (dont sont issus les fameux récipients « Raqui » pour la chicha). On apprend aussi que toutes les céramiques vendues dans la vallée sacrée, à Chinchero ou à Pisac viennent de Raqchi.. Et je crois bien que nous allons pouvoir participer à un atelier de céramique…

Comme mentionné dans le programme envoyé par whatsapp, la veille, par Albert, notre hôte, nous partons avec Rosa et son fils collé dans son dos, faire une petite promenade pour aller voir Raqchi et le temple de Waracucha en empruntant le sentier inca bordé de pierres volcaniques et d’eucalyptus. C’est calme, tranquille, magnifique ! Le ciel aussi est splendide. Nous gravissons à pas de montagnard tout doux jusqu’au mirador pour admirer la vue sur la vallée et sur le temple. Ça bosse dûr au mirador, toute une équipe de gars et une femme sont en train de restaurer le mirador et d’en créer un autre plus petit. Ils cassent et aplanissent les cailloux pour en faire un chemin bien plat. De retour à la casa nous avons la chance de participer à une démonstration de poterie avec la maman d’Albert! J’ai même le droit de modeler ma première assiette!!

20 novembre :

Nous commençons cette magnifique journée par une immersion totale au marché de Tinto avec Albert qui nous guide à travers ses mille couleurs et ses bonnes odeurs. On se sent presque mal à l’aise car pour une fois nous sommes les seuls touristes parmi ces visages péruviens rayonnants !

S’il y a bien un lieu qui nous a profondément marqué au Pérou c’est Palcoyo ! De retour du Mercado de Tinta, nous retournons à Racqhi à la casa taller de Cholo del oro pour embarquer le picnic et nous mettre en route pour notre expédition à la montagne des 7 couleurs. Après deux heures de grimpette en voiture avec Christian (le beau frère d’Albert) au volant sur une piste un peu cabossée, nous atteignons le poste de contrôle situé à 4500m. Nous sommes presque au sommet des montagnes! Une poignée de bicoques en adobe est éparpillée à côté de la piste. Des habitants nous regardent passer. Des troupeaux de lamas, alpagas, moutons et guanacos broutent les pâturages des terrasses naturelles des montagnes. Une petite rivières s’écoule tout le long de la vallée de Palcoyo .. nous ne voyons pas encore les fameuses montagnes colorées, mais déjà là, nous sommes charmés par la vue, et par cette atmosphère hors normes.. Encore quelques virages et nous nous parquons sur une future place de parking en construction qui pourrait bien accueillir dans le futur des centaines de véhicules. Nous avons de la chance, il y a que deux voitures aujourd’hui! La montagne Palcoyo n’est pas encore très connue, car elle est située un peu loin de Cusco et plus au sud que sa grande sœur, la fameuse Vinicunca, the rainbow mountain. Nous sommes à 4800m d’altitude ! L’altitude du Mont Blanc! A la sortie du véhicule, On se regarde tous dans les yeux pour se demander comment on se sent? Si tout va bien? Si tout le monde se sent ok pour continuer en marchant cette fois-ci, jusqu’au fameux point de vue quelques kilomètres plus loin. Ça souffle un peu, et ça caille un chouïa. Mais le ciel est bleu avec quelques nuages.. c’est à pas de montagnards que nous avançons tranquillement jusqu’au premier mirador. La vue est juste irréele, incomparable! Toutes les couleurs de l’arc en ciel se déroulent comme un tapis sous nos pieds et nos yeux. Il y a du vert rouge bleu jaune blanc ocre orange violet .. wohaoooaaoo c’est woooaahhoooo! Le ciel est tellement dégagé que nous avons la chance d’admirer plus au loin l’Ausengate (6384m) la deuxième plus grande montagne du Pérou. C’est grandiose!! Nous restons assis derrière un mur en pierre sèche à l’abri du vent, un bon moment à balayer du regard chaque montagne, chaque courbe, sans personne, sans bruit juste en connection totale avec la nature. Erwin rebrousse chemin avec sa tête qui tourne un petit peu pendant que maman, Robin, Christian notre chauffeur et moi, poursuivons notre grimpette jusqu’au deuxième mirador situé à 5’000m d’altitude où nous pouvons admirer une vue encore plus impressionnante car nous sommes entourés d’une forêt de roche jaillissant du sommet de la montagne. À se demander comme ça c’est passé ? Nous redescendons rejoindre Erwin par un autre chemin où une vigogne sauvage déguerpit à notre passage. De retour à la voiture nous sommes tous épanouis de cette randonnée dans ce paysage féerique. Nous redescendons de 1000m pour prendre notre déjeuner au bord de la rivière et puis continuons notre route en direction de Racqhi. Arrivés en bas de la montagne le bulldozer est en plein travail pour agrandir la route. Il a tellement labouré la terre que nous ne pouvons plus passer.. pendant quelques minutes .. heureusement ! Les sifflements d’Erwin nous aident à joindre le chauffeur de la pelleteuse pour qu’il vienne nous aplatir la piste et rentrer à la maison. Il était prévu peinture sur céramique en fin de journée, cependant nous sommes un peu claqués par cette superbe expédition et préférons nous reposer. Toutefois je me mets à créer un site internet avec Weebly en montrant à Albert comment ça marche pour que son auberge soit mieux référencée et attire plus de clients.. ? quelques heures plus tard : www.hospedajeraqchi.weebly.com est en ligne!

21 novembre :

Ce matin à la casa de chola à Racqhi, Rosa nous sert comme petit déjeuner un œuf dûr avec deux petites pommes de terre, un bol de guacamole, du fromage, des petits pains complets et une petite salade de fruit. Ici on ne mange pas on se nourrit comme dit Erwin! J’apporte encore quelques corrections au nouveau site internet d’Albert avant de paqueter mes affaires et de quitter cette charmante famille chez qui nous avons enfin pu dormir sans bruit et surtout pu vivre l’authenticité, partager des moments uniques avec ces habitants de cette très belle région. On a même appris quelques mots en quechuas. Albert nous donne plein de cadeaux en céramique en guise de remerciements et nous accompagne au bord de la route principale pour nous arrêter un Collectivo (mini bus blanc) afin de rejoindre Sicuani. 7h plus tard avec 4 changement de bus, nous arrivons au bord du Lac Titicaca! C’est ce qui s’appelle faire de la route. Et pas n’importe laquelle, la haute route des Andes et des Incas située à plus de 4000 m d’altitude.. où s’enchaînent des plaines arides encerclées de montagnes pelées à pente douce où seuls quelques bergers mènent leurs bêtes pâturer les quelques herbes fraîches de la rosée du matin. Notre regard se perd à des kilomètres. Je crois que nous sommes vraiment bien acclimatés à l’altitude maintenant. Quand nous entamons notre descente sur Puno nous apercevons cette immense étendue d’eau de couleur bleue royale. Le lac Titicaca est 15 fois plus grand que le lac leman, il est le plus haut lac navigable du monde, situé sur la frontière entre le Pérou et la Bolivie, à 3 812 mètres d’altitude. Nous arrivons à Juli vers 17:00. Nous nous rassasions dans un restaurant qui sert des Chifas, plat qui ressemble au nasi goreng de Bali (ou au riz cantonais) mais ici en beaucoup moins bon. Tant pis ça fera l’affaire pour ce soir ! « Le terme chifa désigne la cuisine péruvienne influencée par la cuisine chinoise. Depuis 1841, poussés par la pauvreté, des migrants chinois venus principalement de la région de Canton sont à l’origine de cette cuisine chifa au Pérou. Les restaurants de cuisine chifa sont très populaires au Pérou ». Nous logeons cette nuit dans une auberge tenue par un allemand et une péruvienne, un peu en dehors de la ville et à 10min à pied du lac. Demain avant de rejoindre la Bolivie peut être nous irons faire un plouf dans le Titicaca?

22 novembre :

Le réveil à 6h par les coqs du champ d’à côté, nous fait sortir du lit pour aller nous promener au bord du lac avant le petit déjeuner. Erwin lui reste couché avec une tourista qui,on l’espère, va vite passer grâce à la goûte d’huile essentielle de cannelle que je lui fait avaler. La jolie plage de Juli et son débarcadère flambant neuf nous donnerait presque envie de sauter dans le lac. Mais sa température bien fraîche nous fait renoncer. On préfère retourner à notre charmante hospedage prendre notre petit déjeuner. Du vrai café.. ça faisait longtemps ! Gernot, notre hôte allemand se donne de la peine pour que nous soyons confortablement lotis. Des jolies chambres avec des lits très confortables, une jolie salle à manger où est servi un petit dèj royal avec des fruits frais, des œufs brouillés, du pain frais, des confitures faites maison, du yogurt aussi fait maison. Bref c’est divin! Et le tout pour seulement 160 soles (CHF 40.-) au total pour nous 4 !! Un plus est qu’il parle très bien français et nous pouvons échanger sur plein de sujets différents sur le Pérou et la Bolivie. 10h00 Il est temps de se mettre en route pour rejoindre la Paz .. si nous ne voulons pas rater notre petite surprise de ce soir ..

Nous sommes déposés par notre minibus dans la piteuse ville frontière de Desagradeo. Le but est de retirer des soles péruviens pour les changer en Bolivianos. Malheureusement tous les bancomats affichent “hors service”. On laisse tomber. On s’arrangera au mieux pour retirer de l’argent en Bolivie. Puis à quelques mètres de la frontière un bancomat fonctionne. Youpii! On passe en premier à l’immigration péruvienne pour recevoir notre tampon de sortie.. puis on passe le pont au dessus du lac Titicaca à pied pour rejoindre le bureau de l’immigration Bolivienne. Il y a une dizaine de touristes ça se passe super vite! Nous voilà en Bolivie! Pour l’instant pas de grands changements tout est pareil! Mêmes constructions, même voitures, même physionomie de personnes, même menus affichés, même bordel ! On cherche les minibus pour nous emmener à la Paz. Un taxi se propose sur notre chemin de nous y emmener pour 130 BS .. (CHF 15.-). Comme on vient de changer nos soles péruviens, on se pose pas trop de questions. On s’installe dans sa voiture inconfortable à souhait mais à la conduite douce et sans klaxon! Ça change du Pérou! 1h de route après nous entrons dans la banlieue de la Capital de la Paz, appeler El Alto. La route est défoncée, ça double dans tous les sens mais sans accros et sans klaxon. Mais c’est un gros bordel! On se croirait en Inde. Il y a tellement de trafic c’est effrayant! Heureusement notre gentil chauffeur nous dépose devant un téléphérique où nous pouvons rejoindre notre appart depuis les airs! C’est grandiose ! Nous survolons La Paz sans bruits, sans stress, confortablement installés dans notre télécabine à mater ce qui se boutique en dessous de nous!

Voici notre surprise à notre arrivée à la Paz! On réveille nos papilles gustatives dans ce restaurant gastronomique orienté produits frais boliviens et formation de jeunes au métier de cuisinier et serveur/sommelier. Le résultat est bluffant et extrêment bon. L’atmosphère est dynamique et donne envie d’y retourner ! J’attend de recevoir le menu pour vous donner plus de détails quant à ce que nous avons mangé. En attendant à vous de deviner!

23 novembre :

D’après les blogs, le quartier de Sopocachi est réputé pour être calme.. en plein centre ville. On confirme! on a tous bien dormi! On part prendre notre petit déjeuner à café Typico.. une trentaine de minutes à pied plus loin.

La Paz un dimanche c’est plutôt calme! Ce qui nous arrange pour notre première immersion dans son quartier historique. Le marché des sorcières n’a pas changé depuis 10ans.. Margarita est toujours au rendez-vous pour appliquer ses pouvoirs de guérison sur Erwin.. Cela semble lui faire du bien ! Heureusement elle n’a pas eu besoin de disséquer un cochon d’Inde pour connaître quels organes il fallait soigner! Ici chaque rue a ses métiers. Il y a la rue des mécanos de pièces détachées, la rue des empanadas, la rue des fruits et légumes, la rue des souvenirs avec ses parapluies perchés dans le ciel, la rue des musées, la rue des papiers de toilette, et de la lessive, la rue des contrefaçons, la rue des jus de fruit… et la rue des coiffeurs! Ça tombe bien Robin a bien besoin d’un coup de ciseau. Mais difficile de choisir un bon coiffeur car ils ressortent tous avec la tête à moitié rasée à la mode “footballeur bolivienne”. Cependant, Il entre chez José Maria et Erwin par esprit de solidarité s’installe à côté de lui pour recevoir une petite coupe rafraîchissante. On assiste au carnage mais qui finalement n’est pas si dramatique ! C’est court mais plutôt bien réussi! Ils ont même le droit à un rasage de près pour Robin et débroussaillage des sourcils pour Erwin. De vrai coqs en pâte ces deux pépères! On finit notre journée dans une très bonne pizzeria “ chez Masa” à jouer à notre jeu de carte préféré accompagné de gros fous-rires.

24 novembre :

Réveil à 6:00 du mat pour aller faire une petite balade à vélo.. La « Route de la Mort » en Bolivie, officiellement appelée la route des Yungas, est une route de 64 kilomètres réputée être l’une des plus dangereuses du monde en raison de son étroitesse et de sa situation à flanc de montagne. Elle relie La Paz aux plaines de l’Amazonie et est aujourd’hui principalement un site touristique pour des amateurs de sensations fortes qui la descendent à vélo. À 8:30 Nous sommes déposés au col de la Cumbre situé à 4800m d’altitude où nous essayons de rentrer nos jambes et nos bras dans leur tenues vestimentaires un peu étroites et trop courtes pour certains. Nous enfourchons nos vélos en pas très bon état pour nous élancer d’abord sur une route asphaltée et pleine de trafic et de brouillard! Ça caille j’ai les mains gelées! Heureusement ça ne dure que 30minutes ! Nous remontons dans les minibus avec nos vélos sur le toit pour être redéposés un peu plus loin cette fois ci sur la fameuse ancienne route des Yungas. 3000m de dénivelé négatif et 8h plus tard, nous voici arrivés sains et saufs dans la jungle. Il fait chaud, humide et il y a des moustiques qui piquent! Mais quelle expédition ! On respire à pleins poumons. Ça fait du bien à notre corps de redescendre en plaine! Après un lunch au bord d’une piscine à faire connaissance avec Remy, Paul et Anton, nous retournons à la Paz en minibus via la nouvelle route qui pue les gaz d’échappements!

25 novembre :

Aujourd’hui le but est de prendre tous les téléfériques de la Paz .. il y en a dix au total! Jolie promenade dans les airs et encore un peu à terre pour faire des petites emplettes de souvenirs boliviens dans la ruelle Linares avant de prendre notre bus de nuit prévu à 21:15 pour rejoindre UYUNI.

La Paz malgré sa pollution sonore et de gaz d’échappement, c’était sympa! On aura bien visité chaque quartier. On s’est senti en sécurité à chaque coin de rue et son système de téléférique est révolutionnaire! Illimani et Huayna Potosi, les deux sommets culminant à plus de 6000m au dessus de la Paz nous lancent un dernier regard au coucher du soleil pour nous souhaiter bonne route!

Quel bordel de sortir de El Alto .. les routes sont défoncées malgré tout, notre immense car se faufile parmi le trafic.. en klaxonnant à tue tête! La pluie s’invite et Robin réalise qu’il manque un joint sur le toit du bus, il pleut sur ses pieds!! Heureusement ça n’a pas duré pendant tout le trajet. Les sièges sont bien confortables et nous permettent de piquer des sommes! Au lever du soleil, des gouttes d’eau me réveillent .. il y a tellement de condensation sur les vitres que ca ruisselle de tous les côtés et j’ai la malchance de me trouver juste sous une fenêtre de toit. 9:00 plus tard nous arrivons à Uyuni. Il est 6:00 du mat, on quitte le gare routière pour aller prendre un petit déjeuner. Et attendre que notre agence de voyage ouvre ses portes.

Il est 10:30 quand nous revenons chargés de bouteilles d’eau et de papier toilette et quelques bolivianos dans la poche, devant l’agence Skyline traveler où nous avons réservé un tour de trois jours et deux nuits à la découvert du Salar de Uyuni et le désert du sud Lipez. Il y a beaucoup de monde, des touristes de tous horizons qui attendent comme nous le dispatchement dans les 4 Toyota Land Cruiser parquées au bord de la route. Ils chargent en premier des sacs de légumes, des œufs, et d’autres sacs remplis de nourriture dans le coffre puis à notre tour de charger nos sacs sur le toit de la jeep et de prendre place à l’intérieur. Il y a un couple déjà assis tout à l’arrière du véhicule. Nous faisons vite fait connaissance avec Pamela, Bolivienne et Thomas, Allemand. Pendant que Lisandro, notre chauffeur guide, nous emmène en premier voir le cimetière des trains. Une cinquantaine de jeeps sont déjà parquées devant les carcasses rouillées qui servent de support ou de toile de fond pour les milliers de shooting photos! Y a déjà trop de monde à notre goût! On remonte en voiture direction le musée du sel à Colchani où nous prenons notre repas de midi dans une jolie maison faite en briques de sel. Même la table et les chaises sont en sel. L’almuerzo est bien garni, on n’arrive même pas à finir les plats tellement il y a de nourriture. En tout cas on ne va pas mourir de faim pendant ce tour! Nous nous remettons en route pour la traversée du salar. Ici le paysage est irréel, on a l’impression de rouler sur la neige mais nous sommes en t-shirt. Nos regards se perdent sur des kilomètres à la ronde. On aperçoit des volcans au loin. Nous roulons à vive allure sur cette immensité blanche comme de la banquise. Mais ce n’est que du sel à perte de vue crystalizé de couleur blanc-beige. On apprend que l’épaisseur du salar est de 140m de profondeur sur presque 10 000 km2. C’est bien le salar le plus grand du monde. Après une petite séance photos rigolotes avec des effets de perspective.. nous nous remettons en route pour rejoindre une île plantée là au milieu du salar et qui abrite des immenses cactus. Elle s’appelle Incawasi car c’est apparement ici que les incas venait se réfugier lors de l’invasion espagnole. On monte jusqu’au sommet avec Robin pour admirer la vue étonnante sur cette immensité blanche. C’est incroyable! Retour dans la jeep pour aller admirer le coucher de soleil quelque part, sur le salar. Ici pas besoin de chercher une place de parking trop longtemps pourtant notre chauffeur semble perdu.. il quitte la route tracée pourquoi? Robin lui indique la direction à suivre pour rejoindre le bled où nous sommes censés dormir mais non il rebrousse chemin et finalement on comprend qu’il veut rejoindre l’autre jeep de la même agence pour être ensemble pour partager un petit coup de rouge en regardant le soleil se coucher derrière les volcans. Splendide!! La dernière partie de la route est un peu moins sympa car en quittant le salar nous suivons une route en sable et terre et cailloux complètement cabossée, heureusement, la jeep est bien suspendue pour atténuer les secousses mais n’empêche que ça branle fort dans l’habitacle. Nous arrivons enfin vers 20:30 devant notre hôtel fabriqué en sel! Les murs en brique de sel et le parterre saupoudré de sel.. Il y a tellement de sel qu’Erwin passe sa nuit à aller faire pipi pendant que moi aussi je passe la nuit sur les toilettes mais pour évacuer une tourista bien sévère! Ah les joies du voyage !! Je savais qu’il fallait pas que je me brosse les dents avec l’eau du robinet de la Paz!

26 novembre :

Réveil à 7h pour prendre un petit déjeuner délicieux avec des pancakes à la confiture de lait et des fruits, malheureusement pas trop d’appétit pour ce matin ou plutôt peur de manger quoi que se soit.. à 8:30 on se met en route pour une grande journée où en s’en met plein les mirettes! Volcans, désert, lagunes colorées remplies de flamands roses et des vigognes qui broutent  on se demande quoi dans ces étendues désertiques. Nous faisons connaissance avec une biscotcha comme ils les appellent en Bolivie. Ça ressemble à un lapin et ça a l’air très doux. Ces paysages sont grandioses ! En réservant ce tour dans cette région déserte sauvage en pleine nature on pensait échapper à la pollution des villes, de la Paz entre autre. Finalement on se remplit les narines de poussière à rouler à la queue leu leu sur ces pistes en sable !! Je sais pas ce qu’il y a de mieux?

27 novembre :

Dans notre dortoir de 6 ça sent pas la rose cette nuit. Entre Erwin et Robin qui n’arrêtent pas de lâcher des pets monstrueux moi qui me retient de peur de salir les draps et maman, elle, dort. Heureusement que les tchécoslovaques ne sont pas venus dormir avec nous . Toute la maison est réveillée à 4:00 du mat! Maman nous annonce que le petit dej est déjà sur la table. Il y a des œufs brouillés, du fromage du jambon et des toasts mais pas toastés. Dommage l’appétit n’est toujours pas au rendez-vous. On charge les sacs sur la jeep et c’est parti pour une conduite branlante à tout va. Même notre tête vibre sur cette tôle ondulée! Heureusement que le paysage vaut le réveil matinal car juste avant le lever du soleil les fumerolles qui s’échappent du volcan geyser se voient super bien! Ce qui est le plus dingue c’est que nous pouvons nous promener tout près des marmites qui bouillonnent. Même notre guide nous encourage à prendre la pose pour faire la photo juste à quelques centimètres du plus gros geyser qui crache une énorme vapeur qui nous réchauffent les mains ! On redescend du volcan geyser pour aller se jeter à 6:30 du mat dans des bains thermaux bien chauds à côté des flamands roses et entourés de volcans! Nous sommes au paradis! Malheureusement 1 h plus tard il est temps de plier bagages, de dire au revoir à Pamela et Thomas et de rejoindre la frontière avec le Chili. Nous traversons en route le désert de Dali, spectaculaire! Puis la lagune blanche surplombée de deux immenses volcans .. c’est whoaoo! On en a plein les yeux jusqu’au bout ! C’est un voyage dans un voyage! Et quelle chance la météo est avec nous !

Après la douane bolivienne puis l’immigration bolivienne située un peu plus loin à quelques minutes en jeep puis le changement de véhicule pour rejoindre la douane et l’immigration chilienne située encore un peu plus loin perdue dans ces plaines désertiques .. nous voici de retour au Chili. (Le tout aura pris quand même 2h!) Notre bus rouge entame une immense descente de 2500m pour rejoindre San Pedro de Atacama, le paysage file à grande vitesse sous nos yeux. Nos oreilles se bouchent et se débouchent. Arrivés à San Pedro c’est le choc thermique ! On se déshabille à la sortie du bus et partons à la recherche d’un restaurant pour prendre la température et trouver un hôtel.

Quand on débarque à San Pedro de Atacama c’est comme si on entrait en scène pour jouer dans un western des années 20.. la seule différence c’est que les cowboys et les bandits ont laissé leur place à des milliers de touristes qui déambulent dans les rues terreuses et poussiéreuses sans flingues ni chevaux mais en shorts et débardeurs de toutes nationalités. Les maisons sont construites en adobe et chaque porte donne accès soit à un bar, un restaurant, à une agence de voyage ou à un magasin de souvenirs. Bref c’est mignon mais c’est surfait! N’empêche on c’est fait un bon petit restaurant qui s’appelle Antai avec des bons petits plats locaux et un bon chardonnay chilien!

29 novembre :

On a choisi un hôtel avec piscine car vu la chaleur qu’il fait à San Pedro, rien de plus agréable que de faire un petit plouf pour se rafraîchir ! Aujourd’hui c’est journée OFF! On dort, enfin si on arrive à pas entendre les ronflements d’Erwin. On mange un sandwich fait avec du pain bien français et une quiche lorraine à une jolie terrasse ombragée à la Franchuteria. On se balade dans le village. On va chercher la lessive. On mange des glaces. On se baigne dans la piscine. On lit. On sieste. On fait comme on veut!

30 novembre :

Après notre bonne journée de repos d’hier, ce matin on se met en route à 8:30 après un petit dej express, pour aller visiter la vallée de la Lune à vélos (musculaires). On profite d’avoir les globules rouges qui bouillonnent encore un peu dans notre corps pour aller faire un peu d’exercice matinal.. Située à 15 km de San Pedro de Atacama, on pédale d’abord sur une route asphaltée plutôt plate au milieu du désert d’Atacama puis on bifurque à droite sur une piste en terre pour rejoindre, quelques kms plus loin, une vallée sinueuse bordée par des falaises de roches aux couleurs rouge, ocre et blanche. Cet endroit s’appelait initialement Las Salinas,à cause de la grande quantité de sel présente dans le bassin de la vallée et qui a permis de développer une mine de sel. Puis, La route prend de l’altitude, ça grimpe sur 2 km .. heureusement il n’y a encore personne ; on prend notre temps et toute la route pour trouver la bonne ligne à suivre sans trous et sans trop de sable ! Enfin nous voilà arrivés au parking du mirador Achaches. On parque les vélos et on monte à pied encore quelques mètres pour admirer la vue splendide sur cette vallée aux aspects lunaires! C’est tres beau et il n’y a personne ! Après une petite séance photo, nous rentrons à l’hôtel pour prendre une douche, ramener les vélos et nous diriger vers le terminal des bus. À 13h07 notre bus démarre, en route pour Calama.

Après une heure de bus dans le désert nous arrivons à Calama au Park hôtel proche de l’aéroport.. il fait chaud et beau !

1er décembre :

Notre avion est quasi vide. On peut choisir chacun un siège avec hublot pour admirer une dernière fois la vue sur le désert d’Atacama. De là haut, on se rend encore plus compte de cette immensité désertique où se côtoyent des lacs salés, des volcans, une route toute droite, des parcs éoliens et des panneaux solaires, des mines de cuivre, des mines de fer, des millions d’hectares de sable, de terre et des canyons, mais aucune habitation à des kilomètres à la ronde. Et puis en arrivant près de la Serena, on aperçoit des vallées avec du vert, des cultures, des maisons et de la vie humaine.

De retour à la Serena, nous sautons dans un Uber et direction la Herradura pour aller voir Metani. Presque un mois qu’il est attaché à une bouée, on se faisait un petit chouïa de soucis. Mais tout va bien il est toujours là, à nous attendre bien sagement! Une fois déposé par Sami, nous constatons que tout va bien, à part les panneaux solaires, criblés de cacas de guano, ils ne chargent plus assez les batteries pour faire partir le moteur. Après un bon coup de poutz le moteur démarre ! Et c’est au tour du petit téton qui sert d’embrayage qui reste coincé dans la manette des gaz.. 2 heures plus tard tout est décoincé et vérifié on peut retourner à terre, échanger nos affaires d’été avec celles d’hiver chez nos amis Claudia et Cristobal pour rejoindre notre hôtel la Sombra del Viento à la Serena où nous faisons connaissance avec Marie Laure notre charmante hôtesse.

2 décembre :

Après une bonne nuit au calme dans un lit bien douillet, nous dégustons un bon petit déjeuner tout fait maison sauf le beurre. Marie Laure nous gâte de ses bonnes confitures (figues du jardin, cerise et abricot) yogourt, cake au chocolat et pain complet. Nous sommes parés pour aller visiter la Serena. Mission du jour, trouver du chocolat pour notre expédition en Antarctique. C’est chose faite. Un peu de Suisse nous tiendra réconfort ! Nous célébrons un dernier dîner dans un très bon restaurant chilien El Guaton avant de monter dans le bus de nuit qui nous emmène à Santiago aéroport.

3 décembre :

Arrivés à 6:30 à Santiago au terminal des bus , le masque encore collé sur les yeux en plein rêve .. il faut sortir du bus, aller acheter les tickets et monter dans un autre bus parqué à côté pour rejoindre l’aéroport!

Voilà notre voyage en famille est terminé. Notre groupe se sépare à l’aéroport de Santiago. Erwin retourne en Suisse ce soir et nous trois partons pour une nouvelle aventure un peu plus fraîche … direction Ushuaia et l’Antarctique!